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Au commencement
Au 6ème siècle, un moine de l’abbaye de Lérins nommé Siffrein devient évêque de Carpentras. Cette époque est animée par une grande recherche théologique : on sort du Concile d’Ephèse qui a déclaré Marie, « Mère de Dieu ». Il y a en même temps de grandes incertitudes : l’Empire Romain est sur son déclin. L’évêque Siffrein préfère se retirer dans les collines de Venasque qui lui semblent plus sures et plus propices à la prière.
Il bâtit à cet endroit une église dédiée à la Trinité, une autre à Saint-Jean Baptiste, un baptistère dont on peut encore admirer aujourd’hui la beauté et, dans la vallée, une chapelle dédiée à la Mère de Vie.
Très vite ce lieu va devenir un centre de pèlerinage accueillant les habitants de la région qui viennent déposer auprès de cette Mère leurs joies et leurs soucis.
La Vierge Marie répond à cet élan par des guérisons, notamment en ressuscitant des enfants morts sans baptême.
La période des Minimes
C’est au 17ème siècle que se fait sentir le besoin d’installer une communauté chargée d’accueillir les pèlerins. Les Frères Minimes, de l’ordre de Saint-François, s’installent sur les lieux et vont construire à cette époque le sanctuaire actuel de Notre-Dame de Vie et les bâtiments qui l’entourent.
Jusqu’à nos jours La Révolution française chasse la présence des frères minimes et la maison est récupérée par des particuliers. Au début du XXème siècle, une femme veuve achète la maison pour s’y installer avec sa fille atteinte de la tuberculose. Après le décès de sa fille, elle ne se sent pas de rester seule dans cette maison. Faisant partie du tiers-ordre du Carmel, elle s’adresse au Père Marie-Eugène, prieur du couvent le plus proche, pour lui proposer de devenir acquéreur de cette maison. Il est trop tôt alors pour y implanter la fondation qui n’existe pas encore. Ne voyant pas de réponse venir, madame Lemaire décide de faire une neuvaine au Sacré-Cœur pour qu’Il lui donne un signe, sinon, elle vendra la maison au premier acquéreur. C’est pendant cette neuvaine qu’elle reçoit un coup de téléphone du père Marie-Eugène lui disant son intérêt pour la maison comme lieu pour accueillir les premières de ce qui allait devenir l’Institut Notre-Dame de Vie.