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« Le bon Dieu glorifie ses saints, il nous les envoie, il les fait paraître à notre regard, non seulement pour nous procurer des grâces, mais pour être nos modèles »
Père Marie-Eugène (23 janvier 1960)

Durant un certain nombre d’années, le Père Marie-Eugène s’aperçut qu’à la date du 23 janvier, il recevait un cadeau inattendu : c’était une faveur, la réponse à une préoccupation du moment, un événement providentiel… Il percevait alors une présence du ciel. Ce n’était pas celle d’un grand personnage, il le sentait bien, mais plutôt celle d’une enfant qui, après avoir fait son petit cadeau, disparaît discrètement en riant, sur la pointe des pieds… Son parfum de joie intérieure demeurait dans l’âme du Père.
Il découvrit alors que l’Eglise fêtait, à cette date, une petite martyre des premiers siècles, à Rome, Sainte Emérentienne, esclave et amie de Sainte Agnès. Emérentienne avait servi Agnès humblement. Elle l’avait vue vivre, prier, mourir. Elle n’était rien, et avait tout reçu d’elle, surtout sa foi, et son amour pour Jésus. Dans sa fidélité héroïque, Emérentienne suivit Agnès jusqu’au bout. Elle fut lapidée alors qu’elle se rendait sur son tombeau, dans une catacombe le long de la Via Nomentana, dans la campagne romaine.
Pour le Père Marie-Eugène, son message était lumineux, non seulement pour lui et les membres de l’Institut Notre-Dame de Vie, mais pour ceux qui, à la suite de Sainte Emérentienne, marchent par un chemin ordinaire, enfouis dans le monde et dans toutes les situations professionnelles et sociales : accepter de laisser la puissance de Dieu se déployer dans la faiblesse, attendre tout de lui seul, se livrer sans réserve à sa volonté, dans la situation et à la place qu’il choisit pour chacun , jusqu’au sacrifice complet…
« Petite fille, elle ne fait pas de discours, elle exprime son message par des actes. »
Père Marie-Eugène