L’oeuvre achevée

Après la mort du Père Marie-Eugène, elle bâtit immédiatement le centre spirituel qu’il avait projeté pour prêcher la doctrine de la spiritualité carmélitaine. Elle bâtit également une maison d’accueil pour les parents âgés, apportant ses soins à tous les détails. En mai 1973, elle organise à Notre-Dame de Vie des journées thérésiennes, en l’honneur du centenaire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sous la présidence de Son Eminence le Cardinal Garrone, Préfet de la Congrégation pour l’Enseignement catholique. Mais sa tâche principale demeure celle-ci . elle soutient la croissance de la branche sacerdotale et de la branche masculine, très jeunes alors. Elle fera approuver par le Saint-Siège l’Institut Notre-Dame de Vie comme un seul institut séculier à trois branches autonomes (décret du 21 novembre 1973), réalisant ainsi la pensée initiale du fondateur.

L’œuvre alors a atteint sa plénitude. Sa mission sur terre au service de Dieu et des hommes étant achevée, Marie Pila peut rejoindre le fondateur dans le brasier d’amour de la Trinité Sainte. Mais avant, il faut comme le Christ entrer dans les profondeurs de l’anéantissement. Cette ultime ressemblance avec le Sauveur, le Père Marie-Eugène en a souvent appelé la réalisation pour lui-même et pour chacun de ses enfants. Remplissant toutes ses obligations jusqu’à ce qu’elle fût terrassée par le mal, Marie Pila est entrée dans ces heures de grandes souffrances avec l’humble confiance de celui qui, par amour, se livre aux volontés de l’Esprit d’Amour pour en accomplir tout le mystère. Elle meurt le 12 octobre 1974. Elle est enterrée le 15 octobre, en la fête de Thérèse d’Avila, dans la chapelle de Notre-Dame de Vie auprès du Père Marie-Eugène.